Intéressant ton lien. Moi j'en ai pas mal des animaux totems mais mon préféré est le dernier, même si j'ai dû me débarasser de cette "entité artificielle" qui était collée à mon système aurique.
Voici mon totem, hérité de mes ancêtres (en abîme du blason), tel qu'il figure sur mes armoiries personnelles :

Et un exemple de l'utilisation de ce genre de totem dans un pays celtique (disons l'Ecosse, même si mon blason vient de Bretagne armoricaine) au XIVe siècle... Pour le combat, c'est bien !

Voici mon expérience de chamane, telle que je l'ai narrée un jour. Depuis, j'ai dû jeter mon arc bushman parce qu'il était un lien avec un vieux sorcier de l'astral et que cela me pompait mon énergie. Je ne sais pas si je retournerai en Afrique un jour, mais je me protégerai contre ce genre d'inconvénients... Mais bon, je vous le dit tout net, les tambours, la transe, tous ces machins-là, mieux vaut éviter dans nos villes modernes. Nous ne sommes plus aux temps préhistoriques...
La Dame blanche
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Il existe, dans un lointain pays d'Afrique, une peinture préhistorique représentant un sorcier entouré de chasseurs et d'animaux. Au début du siècle, l'abbé Breuil, le grand préhistorien français, lui donna le nom de "Dame blanche", lequel lui est resté. Il y avait vu l'image d'une dame égyptienne... Les Noirs de la région appellent "Dame blanche" l'ensemble du massif du Brandberg. En cela, ils ont raison, car tout le pays est consacré à Diane, la déesse de la chasse et des fauves. Je suis allé dans ce lointain pays, dont j'ai ramené une topaze blanche, qui est aussi une "Dame blanche".
Cette dame blanche, j'ai cru la voir beaucoup plus tard dans un autre pays. C'était en novembre, au début de la saison de la chasse. Le ciel était clair, tout comme ses yeux. malheureusement, elle ne me parlait pas.
Alors, revenu chez moi, dans l'ivresse de la transe provoquée par les tambours, je saisissais mon arc bushman, que j'avais ramené d'Afrique, et je voyageais dans l'espace et le temps, dans le dreamtime, à l'époque où la ville n'existait pas et la Seine n'était encore qu'un petit fleuve glacial semblable au Yukon... à l'époque des grands troupeaux de rennes et de bisons.
J'étais un chasseur des premiers temps, et la voie lactée était mon terrain de chasse. Je me souviens que les sorciers appelaient ces expéditions fantastiques "des chasses à la comète". Je voyais des cercles et des spirales, de multiples étoiles qui virevoltaient en tous sens. J'étais en transe et je flottai entre les mondes. Alors, je revoyais la séparation des quatre éléments et l'évanouissement du cinquième, plus subtile, celui dont sont tissés nos songes. Je me figurais la naissance des temps. Je me transformai en de multiples animaux. J'étais d'abord un saumon argenté remontant le courant, puis un lézard se chauffant au soleil. Ensuite, je devenais un faucon agile et je planais au-dessus des forêts, des prairies et des rochers. A présent, je devenais un taureau puissant, puis un renne à la fière ramure et je régnai sur un vaste territoire. Après, je me changeai en un lion terrible et je sentais tous mes muscles se tendre lorsque, en une détente fantastique, je bondissais sur une proie. Je dévorais la chair encore chaude des animaux et, partout, il y avait du sang écarlate. J'étais devenu une sorte de monstre carnivore, ivre de ses instincts de bête sauvage.
Alors, elle apparaissait dans sa fragile nudité blanche, un croissant de lune dessiné sur le front. Elle était la Dame blanche, la maîtresse des animaux. Elle me caressait l'échine, je me calmai et m'endormais. Quand, je m'éveillai, elle était toujours là, auprès de moi. J'étais redevenu homme. Nous étions dans une grotte ornée de peintures multicolores. J'étais nu, mon corps était recouvert de dessins tracés à l'ocre. Nous faisions l'amour dans une communion sublime. Alors, nous regardions le décor autour de nous : les parois de la grotte étaient ornées de dessins primitifs avec tous les animaux de mon rêve, des étoiles et des signes qui figuraient l'union sexuelle. Elle avisait alors mon arc, et elle le caressait. Elle était la seule femme au monde qui pût le toucher.
Elle rêvait de nouvelles chasses sur des terres jusqu'alors inviolées. Elle me parlait des batailles qui nous attendaient, des monstres que nous devions terrasser, de nos morts et de nos renaissances successives. Elle me décrit une guerre des Ases contre les Grecs et me rassura sur l'amour qui nous unirait au-delà de nos formes respectives. A l'époque, je serai un homme, et elle resterait une déesse. Ensuite, nous connaîtrions diverses incarnations jusqu'à ce qu'elle devienne une noble dame et moi un roi. Elle se retirerait dans un château où tout serait dédié à notre amour, avant que je ne meure accidentellement sous les coups d'un de mes capitaines, que j'avais tué précédemment, sur un autre champ de bataille. Elle me dit comment nous nous aimerions de nouveau devant les témoignages de son amour, qu'elle avait fait tisser. Alors, j'étais avec elle, et je ne savais plus si j'étais en Afrique ou au bord de la Seine, à la Préhistoire, la Renaissance ou l'ère industrielle. Tout ce que je savais, c'est que je l'aimais et que nous avions de nouveau des pouvoirs sur la nature et sur les animaux. Nous avions bâti un château au-milieu d'une forêt, dans lequel nous avions réuni les souvenirs de nos voyages passés. Nous avions allumé un grand feu dans la cheminée. Nous mangions du chevreuil avec une sauce aux groseilles, arrosé d'une côte de Nuits. Nous nous contemplions en silence. Nous savions qu'à l'étage nous attendait une chambre avec un grand lit et des draps profonds, sous un gros édredon. Là, nos deux corps s'uniraient en un défi sublime à la mort et à la bêtise. Nos enfants seraient des dieux, et ils régneraient sur la terre, tandis que la bibliothèque du château serait remplie de livres magnifiques contant nos histoires au monde : Ar Gwyr A-Enep Ar Bed !
Alors, nous saurions que nous avions vaincu définitivement, quand le vieux chien veillerait à nos pieds, pendant que nous contemplerions le feu de bois, et que nos enfants joueraient sous nos deux regards attentifs.
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Y Gwyd, erby y Byd
Lucterios map Kernoï aïon Midir na Tuaithe Dé na Bruig na Boinne.
