Exprimée en différentes couleurs, de l'incolore au bleu intense, la célestine présente également diverses formes, parfois spectaculaires.
Les spécimens bleus sont particulèrement prisés des collectionneurs.
Le nom de ce beau minéral dérive du latin cealistis (littéralement "céleste").
Il évoque l'intense couleur du ciel des spécimens les plus recherchés.
Très abondante dans la nature, la célestine est l'un des sulfates les plus communs de la planète.

On la trouve essentiellement dans les roches sédimentaires, où elle forme de magnifiques géodes aux cristaux prismatiques, souvent associés aux carbonates (comme la calcite et l'aragonite) et aux sulfates, notamment le gypse.
Des cristaux en prisme :
La célestine se présente souvent sous la forme de cristaux allongés ou tabulaires.
Généralement blanche ou incolore, la célestine peut également revêtir différentes teintes (grise, bleue, verte, jaune, orange, rosée et brunâtre).
Ses cristaux sont fluorescents lorsqu'ils sont soumis aux rayons ultraviolets.
Spécimens spectaculaires :
De magnifiques cristaux de célestine de 40 cm de longueur ont été découverts à l'intérieur d'une grotte, pès du Lac Erié, au Canada.
Ce sont les plus grands spécimens connus.
Les cristaux bleus de Madagascar et ceux bleu violet du Texas (Etats Unis) sont translucides et très brillants.
Un minéral pour les artificiers :
Pendant plusieurs siècles, la célestine n'a suscité qu'un faible interêt économique et les collectionneurs restaient ses principaux admirateurs.
Mais au cours des dernières décennies, ce minéral s'est avéré d'une grande utilité, car il constitue la première source de strontium.
En tant que sulfate de strontium, la célestine contient cet élément métallique. Le strontium est associé aux magnifiques feux d'artifice de couleur rouge.
Un interêt fugace :
A partir du 19 ème siècle, les raffineries commencèrent à s'intéresser à la célestine, en raison de son utilité dans la distillation du sucre de betterave.
En effet, l'hydroxyde de strontium permettait de séparer facilement le sucre de la mélasse de betterave.
Mais le calcium, également employé à ce processus, se révéla beaucoup plus économique que le strontium et la célestine fut alors reléguée au second plan.
Des sels rouges :
Au début du 20ème siècle, la célestine suscita de nouveau l'interêt des pays industrialisés. Elle fut employée pour les feux de Bengale, des signaux rouges, visibles dans la nuit et la neige, qui se sont avérés indispensables durant la première guerre mondiale.
Aujourd'hui, outre son utilisation, sous forme de sel, pour fabriquer les feux de signalisation rouges, ce minéral connait de nombreuses applications industrielles, notamment en industrie chimique, où il entre dans la composition de certains vernis et peintures.
Source : revue "collection Minéraux" n°8 de Fabbri_________________
